Situation oppressante aussi car la ville est comme en grand samedi saint, très silencieuse, comme à l’arrêt ! très peu de voitures circulent, les accès aux 3 grands lieux saints de la ville – le juif, le kotel (mur des lamentations), le chrétien (le saint sépulcre), et le musulman (l’esplanade des Mosquées) - sont fermés. Demain pour la fin du Ramadan, les Musulmans ne pourront venir prier sur l’esplanade des Mosquées. En temps habituel elle est noire de monde. Pendant 3 jours, on y prie, on y dort aussi et on y mange ! Nous aurons certainement ces mêmes restrictions pour fêter Pâques, et donc pas de grande procession des Rameaux !
Mais la vie continue incroyablement. Nehad a pu revenir travailler ainsi que les ouvriers ; et ce matin sur la table du petit déjeuner, ils avaient déposé un sac de pains tout frais venant de la boulangerie Don Bosco de Bethléem. Et voilà Saint Joseph, au jour de sa fête a bien pris soin de nous, en nous offrant ce pain venant de la ‘maison du pain’ Bethléem. Quelques jours auparavant c’étaient les filles de notre ancien gardien musulman, Hassan, qui nous apportaient du pain de Ramadan !
Comment ne pas voir dans ces gestes de partage tout simple, ceux qu’il nous faut à tout pris cultiver pour continuer à habiter un monde vivable, et dans ce signe du pain, la présence de Dieu-avec-nous.